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Têtes Raides Concert au Bataclan (Paris) le 27 mars 2008.
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SENS

Mardi 30 octobre 2007

Cela se passe A SENS!!!



A Sens, Mme Sima, ressortissante malienne sans papiers, mère de trois enfants (Yamadou 8 ans, Bambo Moussa 22 mois et Ladji 4 mois
) fait habituellement une heure de ménage à la poste de St-Clément (banlieue de Sens) de 8h30 à 9h30. Elle rentre ensuite chez elle, en autobus, où son mari l'attend en gardant les deux petits, l'aîné étant à l'école. Son mari part alors pour son propre travail, en prenant un train à 10h26.

Quand elle arrive au bureau de poste, le vendredi 26 octobre, la responsable lui annonce qu'elle ne peut plus travailler car elle n'a pas de papiers. Mme Sima demande à téléphoner pour qu'un ami vienne la chercher car il n'y a pas de bus. Refusé. Elle part donc à pied pour rejoindre la station où elle prendra un autre bus. Mais là, l'attendent visiblement quatre policiers qui fouillent son sac et l'embarquent. Coïncidence ? La question est de savoir si c'est la police qui a prévenu la poste ou la poste qui a appelé la police. Mme Sima demande à passer chez elle car elle a un bébé qu'elle allaite. Refusé.

Ne la voyant pas rentrer, son mari suppose que, comme cela s'est produit  quelques fois, son bus a quelques minutes de retard : il part prendre son train en confiant l'enfant de 22 mois à la voisine et en laissant le bébé qui dort dans son berceau (le père dit avoir laissé la clé à la voisine, elle soutient le contraire mais cela n'a pas de sens : on ne voit pas pourquoi M. Sima aurait laissé son enfant de 22 mois à quelqu'un à qui il ne voudrait pas donner sa clé).

Pendant ce temps, Mme Sima est placée en garde-à-vue. Elle n'est ramenée chez elle qu'à midi, heure à laquelle les policiers constatent que Bambo Moussa est chez la voisine et Ladji seul dans l'appartement. Elle est autorisée à l'allaiter. Les policiers fouillent l'appartement en attendant que Yamadou rentre de l'école. Ils embarquent tout le monde : les « grands » sont placés « dans un foyer », le bébé « à la Croix Rouge ». Ladji lui sera amené deux fois dans l'après-midi et la soirée du vendredi pour qu'elle l'allaite. En revanche il ne lui a plus été présenté entre le vendredi soir et le samedi 11 heures, date de sa libération. Dans l'après-midi, des douleurs dues aux montées de lait l'obligent à se rendre à l'hôpital.

 

Pour l'instant, mme Sima n'a pas revu ses enfants depuis samedi. Son enfant de 5 mois a été sevrè à l'arrache. Les enfants sont placés 2 à Migennes et l'ainé à Sens dans un foyer.Le procureur a pris une ordonnance de placement avec interdiction de visite. Nous avons contacté le juge pour enfants qui s'occupe du dossier.

 

Le papa est convoqué demain à 9h au commissariat. Que ceux qui peuvent venir à Sens soient présents.

 

Merci de faxer vos protestations à :

 

Préfecture de l'Yonne courrier@yonne.pref.gouv.fr  Téléphone : 03 86 72 79 89 Fax 03 86 51 02 48
Préfet : didier.chabrol@yonne.pref.gouv.fr
Secrétaire général laurent.hottiaux@yonne.pref.gouv.fr
Directrice Cabinet nadia.seghier@yonne.pref.gouv.fr

Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20     Standart 01  77 72  61 00
  Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
*Tél. :* 04 73 31 85 85      *Fax :* 04 73 36 73 45
 Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
 Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
 Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html



La confiscation des enfants, nouvelle mesure du ministre Hortefeux

 

Sous la houlette de Monsieur Hortefeux, ministre des Horreurs de la république sarkozienne, on constate, ces derniers temps, une nette appétence à choisir ses victimes collatérales dans la toute petite enfance.

 

Le 25 octobre dans le Loiret, un nourrisson de trois semaines (trois semaines !) était placé en garde à vue avec ses parents moldaves, puis en rétention et qui, finalement libéré par le juge des libertés et de la détention, a été débarqué par les gendarmes sur un coin de trottoir, sans aucun secours.

 

Le lendemain, vendredi 26 octobre à Sens (Yonne) en fin de matinée, la police arrêtait une ressortissante malienne sans papiers, Mme Sima. 
Cette mère de trois enfants (Yamadou 8 ans, Bambo Moussa 22 mois et Ladji 4 mois) fait habituellement une heure de ménage à la poste de Saint-Clément (banlieue de Sens) de 8h30 à 9h30. Elle rentre ensuite chez elle, en autobus, où son mari garde les deux petits, l’aîné étant à l’école. Son mari part ensuite pour son propre travail, en prenant un train à 10h26.

 

Quand elle arrive au bureau de poste, le vendredi 26 octobre, la responsable lui annonce qu’elle ne peut plus travailler car elle n’a pas de papiers et elle la chasse. Mme Sima demande à téléphoner pour qu’un ami vienne la chercher car il n’y a pas de bus. Refusé. Elle part donc à pied pour rejoindre la station où elle prendra un autre bus. Mais là, l’attendent visiblement quatre policiers qui fouillent son sac et l’embarquent. Coïncidence ? Peu probable. La question est de savoir si c’est la police qui a prévenu la poste ou la poste qui a dénoncé son employée. Mme Sima demande aux policiers à passer chez elle car elle a un bébé qu’elle allaite. Refusé.

 

Ne la voyant pas rentrer, son mari suppose que, comme cela s’est produit quelques fois, son bus a quelques minutes de retard : il part prendre son train en confiant l’enfant de 22 mois à la voisine et en laissant le bébé qui dort dans son berceau (le père dit avoir laissé la clé à la voisine, qui, elle, soutient le contraire mais cela n’a pas de sens : on ne voit pas pourquoi M. Sima aurait laissé son enfant de 22 mois à quelqu’un à qui il ne voudrait pas donner sa clé).

 

Pendant ce temps, Mme Sima est placée en garde à vue. Elle n’est ramenée chez elle qu’à midi, heure à laquelle les policiers constatent que Bambo Moussa est chez la voisine et Ladji seul dans l’appartement. Elle est autorisée à l’allaiter. Les policiers fouillent l’appartement en attendant que Yamadou rentre de l’école. Ils embarquent alors tout le monde : les «grands» sont placés «dans un foyer», le bébé «à la Croix-Rouge». Ladji sera amené à sa mère deux fois dans l’après-midi et la soirée du vendredi pour qu’elle l’allaite. En revanche il ne lui a plus été présenté entre le vendredi soir et le samedi 11 heures, date de sa libération. Sevrage à la hache. Dans l’après-midi, les douleurs dues aux montées de lait obligent Mme Sima à se rendre à l’hôpital.

 

Il semblerait qu’informé des faits, le cabinet de M. Hortefeux ait demandé la libération de Mme Sima et précisé qu’il n’y aurait pas d’APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). M. Sima est convoqué le 30 octobre à 9 heures au commissariat de Sens pour «la régularisation de sa situation», lui a-t-on dit oralement. A voir.

 

Mais l’urgence n’est pas là : les enfants sont maintenant confiés à l’ASE (aide sociale à l'enfance), le procureur ayant pris une ordonnance de placement provisoire assortie d’une interdiction de visite. L’aîné est dans un foyer à Sens, les deux petits à la Croix-Rouge à Migennes, à 40 km du domicile des parents. C’est proprement scandaleux ! Si Ladji s’est retrouvé seul dans un appartement, c’est du fait de l’intervention de la police et de son refus de laisser Mme Sima passer chez elle pour le récupérer.

 

La suite des événements est tout aussi honteuse : depuis quand les services de police et de justice sont-ils habilités à décider du sevrage d’un enfant, hors de tout contrôle médical pour lui et pour sa mère (Mme Sima n’a vu aucun médecin au cours de sa garde à vue) ? Après les tests ADN, la rafle au faciès, l’interpellation à domicile, le placement en rétention d’enfant de trois semaines, la confiscation des enfants serait-elle la dernière mesure imaginée par le ministère de la Rafle et du drapeau pour lutter contre les familles immigrées ?

 

• Richard Moyon •





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L'Yonne Républicaine 30/10/07
Jeudi 16 août 2007

"Le Monde" imprécis à propos des interpellations de sans papiers

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Beaucoup d’imprécisions dans l’article du Monde titré "Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".

Le jeune russe, Ivan, tombé d’un immeuble (photo) alors que la police venait interpeller ses parents à domicile.

Le Monde pose la question : "Le nombre d’interpellations à domicile augmente-t-il ?"

Bonne question. La réponse est moins convainquante.

* Tout d’abord, le papier ne comporte aucun chiffre. Manque d’efficacité journalistique ou absence de transparence de la police? * Prenons le titre : "Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".

Le mot "rare" appartient au registre subjectif. Le journaliste juge que ces interpellations sont rares. C’est un jugement, non un fait. Comme nous le verrons, le "bon" titre aurait été "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation".

* L’article contient aussi une contradiction.

"Le nombre d’interpellations à domicile augmente-t-il ? Difficile à dire." écrivent Bertrand Bissuel et Anne Rodier. Et plus haut : "A l’époque où Charles Pasqua était ministre de l’intérieur, de 1993 à 1995, les forces de l’ordre avaient, en quelques occasions, procédé de la sorte, se souvient Jean-Pierre Alaux, du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti)."

Or, si l’on comprend bien, les interpellations à domiciles avaient lieu en 1993-95. Elles ont cessé depuis.

Autrement dit, les interpellations à domiciles n’existaient quasiment pas depuis 1995. Elles ont repris avec l’élection de Nicolas Sarkozy. Elles sont donc en augmentation.

Le Monde ajoute : "Dans un passé plus récent, les associations d’aide aux plus démunis avaient été directement concernées par de telles interventions. En février 2003, la police aux frontières (PAF) s’était rendue dans la communauté Emmaüs de Bourg-en-Bresse pour arrêter un Algérien sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière."

* Donc, entre 1995 et 2007, les interpellations pouvaient se faire dans les locaux d’une association, mais pas à domicile. Le journal évoque une circulaire datant de février 2006. Mais il ne pouvait ignorer le document paru samedi dans Libération. Une circulaire préfectorale qui demande aux policier d’accéler les interpellation. Pourquoi Le Monde ne cite pas ce document?

* A la fin de l’article, Le Monde tente d’obtenir des chiffres. Deux sources sont interrogées : association et police.

"Dans le monde associatif, certains ont toutefois le sentiment que les interventions policières au domicile des sans-papiers progressent tout en restant marginales sur le plan quantitatif."

"Ces pratiques étaient excessivement rares il y a quelques années, estime Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade (service oecuménique d’entraide). Aujourd’hui, elles ne sont plus exceptionnelles."

"En Ile-de-France, le phénomène s’avère presque inexistant, d’après un responsable syndical policier."

Pourquoi le Monde n’a pas choisi ce titre : "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation"

http://crisedanslesmedias.hautetfor...


De : Eric M.
mercredi 15 août 2007

Vendredi 16 mars 2007
RASSEMBLEMENT CONTRE LA DELATION
SAMEDI 17 MARS 2007 10h30
DEVANT LA SOCIETE GENERALE
71 rue Jean Longuet 92290 Châtenay-Malabry
 
Le 27 février, à Châtenay-Malabry (92), une toute jeune femme sans papiers essaie de se faire ouvrir un compte bancaire. Elle se présente dans une première banque où on lui dit qu’il est impossible d’ouvrir un compte avec les documents qu’elle présente. Elle est par contre reçue très aimablement à l’agence de la Société générale 71 rue Jean Longuet à Châtenay-Malabry où elle se présente ensuite. On photocopie ses documents et on lui demande de revenir avec quelques autres pièces. Le lendemain, elle est toujours aussi très bien reçue, grands sourires, asseyez-vous, on s’occupe de vous tout de suite. Cinq minutes plus tard, la police arrive. Elle est menottée, embarquée et placée 24 h en garde à vue. A l’issue de la garde à vue, comme elle est sans papiers, un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière lui est délivré. Elle aurait dû être expulsée si le Tribunal administratif n’avait pas annulé l’arrêté de reconduite quelques jours plus tard. Si elle est encore en France, ce n’est certainement pas grâce à ceux qui l’ont dénoncée !
Un tel comportement est inadmissible ! Même si c’est conforme aux lois en vigueur il déshonore ceux qui pratiquent la délation et ceux qui la couvrent. Nous demandons que les responsabilités soient établies, que des engagements soient pris pour que de tels faits ne se reproduisent pas et qu’ils soient condamnés publiquement comme contraires à l’éthique et à la déontologie de l’entreprise dans laquelle ils se sont produits.
Dimanche 11 mars 2007

80 parrains pour une famille moldave sans-papiers

20Minutes.fr | 10.03.07 | 17h40

80 personnes ont parrainé samedi à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) une famille moldave sans-papiers menacée d'expulsion, selon le Réseau Education Sans Frontières (RESF) qui avait appelé à un rassemblement.

«Les personnes qui nous soutiennent sont présentes tous les jours, ça nous sécurise», a déclaré Iulia Zorila, arrivée en France en 2004 avec son mari, Vaeceslav et leur fille, Albina, 10 ans. Vaeceslav Zorila a été arrêté le 8 février lors d'un contrôle de gendarmerie à la station RER de Joinville-le-Pont. Grâce à la mobilisation de RESF, ce père de famille, sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, a été remis en liberté.

Vaeceslav, ancien policier, dit avoir été condamné en Moldavie à 4 ans de prison ferme en 2003 pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement. Il aurait perdu son emploi à la suite de cette condamnation. Leur demande d'asile politique a été refusée et ils n'ont pas pu bénéficier de la circulaire Sarkozy. «Mon frère a obtenu l'asile politique pour les mêmes raisons en 2004. Moi, on me refuse, je ne comprend pas», a-t-il expliqué.

Selon RESF, la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne a convoqué la famille le 3 avril pour un entretien. «C'est une petite victoire, cela veut dire que leur dossier est rouvert» , a affirmé Marion Larrère, militante de l'association.

Une pétition de soutien à la famille Zorila, lancée par RESF, aurait recueilli près de 600 signatures.

Mardi 13 février 2007
Une vidéo prise à l’intérieur du centre de rétention de Lyon :

Une vidéo prise à l’intérieur du centre de rétention de Lyon :



De : zpajol
Mardi 13 février 2007

Rassemblement samedi "sortie d’école pas comme les autres"

de Dante BASSINO

Samedi 10 février, le réseau éducation sans frontière du 10ème arrondissement appelait à participer à "une sortie d’école pas comme les autres", à 11h30, l’heure de fin des classes à l’école située à l’angle des rues du Faubourg St Denis et de Metz. Cette école a la particularité d’être la plus proche du siège de campagne du ministre de l’intérieur candidat.

Et cette double casquette influe sur la vie du quartier depuis début janvier : présence policière massive, arrestation de sans papiers dans les bars et restaurants de la rue, contrôles fréquents des passants.

Et dans ce quartier le plus métissé et le plus multiculturel de la capitale cela bouleverse l’harmonie habituelle. Les commerçants perdent jusqu’à deux tiers de leurs chiffres d’affaire, les habitants sont gênés dans leurs déplacements quotidiens et les sans papiers, terrorisés, obligés de passer devant les cars de polices pour amener leur enfant à l’école ou pour rentrer chez eux.

C’est donc pour manifester la protection qu¹ils souhaitent apporter à ces citoyens de l’arrondissement -qui ne diffèrent des autres que par leur situation administrative- que 500 personnes du quartier sont venu exprimer haut et fort au ministre de la chasse à l’enfant qu’il faut arrêter la chasse aux sans papiers, que la place des enfants est à l’école et pas dans un centre de rétention.



De : Dante BASSINO
lundi 12 février 2007

Lundi 12 février 2007

INFOS RESF

 

Monsieur Arulappu JUDE-MARIYATHAS a été arrêté hier et s'est vu notifier  un APRF.
Nous avons donc besoin de la mobilisation de tous.
Vous trouverez dans ce mail un modèle de lettre à adresser à la  préfecture, au ministère de l'intérieur, etc., qui résume la situation.
Merci de le diffuser le plus largement possible.
Collectif Bobigny

fannylayani@yahoo.fr



*A l’attention de Jean-François Cordet, *
*Préfet de Seine-Saint-Denis*
1 esplanade Jean Moulin
93007 BOBIGNY CEDEX**
* *
*Objet : régularisation de la famille Jude-Mariyathas (Bobigny)*


* *
Monsieur le Préfet,
Alors qu’il se rendait au temple pour prier pour la guérison de son fils, Monsieur Arulappu JUDE-MARIYATHAS a été arrêté lors d’un contrôle
d’identité, le 9 février dernier.
Un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière lui a été notifié :  il peut désormais être expulsé à tout moment.
Je vous signifie par la présente mon indignation profonde, et me permets de vous rappeler divers éléments concernant cette famille, qui vous
permettront sans le moindre doute de revenir sur l’arrêté préfectoral de  reconduite à la frontière que vous avez pris à l’encontre de Monsieur  JUDE-MARIYATHAS.
Monsieur JUDE-MARIYATHAS est père de trois enfants :
- Leuca, née en 1999 et scolarisée à l’école Marie Curie de Bobigny
- Britto, né en 1995 et scolarisé à l’école Marie Curie de Bobigny
- Dalini, née en 1994 et scolarisée au collège Jean-Pierre Timbaud de Bobigny
Tamoul de nationalité sri lankaise, il est arrivé en France en 2001,  pour demander l’asile politique en raison des événements politiques au
Sri Lanka, mettant sa vie et celle de sa famille en danger (son cousin a  d’ailleurs été abattu par l’armée sri lankaise).
Originaires de Delft (au nord du Sri Lanka), ils ont été persécutés en  raison de leur origine tamoule et de leur activité politique : entre  1986 et 2000, il s’est trouvé arrêté, torturé et menacé de mort à de  nombreuses reprises par la police et le gouvernement, en raison de ses liens présumés avec les Tigres Tamouls.
Sa femme, restée à Delft avec leurs trois enfants, a été à son tour    arrêtée, détenue, torturée et menacée de mort à plusieurs reprises, pour tenter de la faire dénoncer des Tigres Tamouls.  Elle a donc quitté le Sri-Lanka avec ses trois enfants et a rejoint la France en mars 2003, via Singapour, Bahrein et le Togo.
L’asile politique leur a été refusé en France, en 2002 pour le père, en 2005 pour la mère.   La famille a alors déposé un dossier de demande de régularisation dans   le cadre de la circulaire Sarkozy de l’été 2006. Bien que cette famille   réponde à tous les critères, elle s’est vue notifier par vos services un    refus que nous trouvons incompréhensible.
Par ailleurs, nous vous rappelons la situation de santé gravissime de   l’un de leurs enfants.  Britto Fernando Jude-Mariyathas, né le 13 juin 1995, à Delft, a été  hospitalisé de mars à juin 2006 à l’hôpital Necker, en raison d’un   syndrome de Lyell consécutif à une intoxication médicamenteuse, et qui
nécessite des soins et une surveillance médicale constants.
Le syndrome de Lyell présente un tableau clinique comparable à celui  d'un grand brûlé, avec une implication importante des muqueuses : les
yeux, la bouche, le pharynx, l'œsophage et les muqueuses génitales sont   atteints. Le syndrome est déclenché par l'apparition de macules roses ou
brunes suivies de peu par des bulles de couleur claire qui peuvent être    tendues ou à l'inverse flasques. Très rapidement, les bulles se   rassemblent pour déclencher un décollement épidermique intense : Britto  s’est donc trouvé comme écorché vif pendant plusieurs semaines, et a été maintenu plus d’un mois dans un coma artificiel. Les séquelles sont  majeures, y compris au niveau des yeux.
Britto est à ce jour en attente d’une greffe de cornée et souffre de   séquelles pulmonaires graves. Le traitement approprié et les actes
chirurgicaux envisagés par les médecins ne sont pas disponibles au   Sri-Lanka, d’autant que la situation sanitaire et sociale du pays est    plus que préoccupante.
*En clair, ce garçon n’est pas en état de survivre à un retour au    Sri-Lanka.*     Pour plus d’informations sur le syndrome de Lyell, n’hésitez pas à vous
rendre à l’adresse suivante :    
http://www.atlas-dermato.org/atlas/lyellfin.htm
Nous vous rappelons enfin quelques éléments concernant la situation   politique du Sri-Lanka à l’heure actuelle.
Depuis le départ de la famille Jude-Mariyathas, les persécutions à     l’encontre de la population de Delft ont continué, notamment vis-à-vis  des proches de la famille : des parents ont été inquiétés, arrêtés et     menacés par les milices gouvernementales, ce qui les a conduit à   s’enfuir vers l’Inde, où ils sont parqués depuis dans un camp de réfugiés.
Monsieur et Madame Jude-Mariyathas sont toujours recherchés pour leurs liens avec les Tigres Tamouls, et suspectés d’avoir agi contre le   gouvernement.  
*Leurs vies et celle de leurs enfants sont donc gravement menacées en  cas de retour. *
Depuis début 2006, tous les observateurs internationaux dénoncent une   aggravation des violences et des combats dans le nord du pays, devenu le
théâtre d’une véritable guerre civile.  Les bombardements et les exactions menés à l’encontre des populations civiles ont entraîné le déplacement de plus de 200 000 personnes depuis  le mois d’août 2006.
Dans ce contexte de terreur locale, les multiples assassinats visant les  membres des associations humanitaires ou de défense des droits de l’homme ont conduit nombre d’ONG à stopper leur travail. Le 19 octobre  2006, Médecins Sans Frontières s’est retiré de la péninsule de Jafna où  se trouve Delft, entraînant la suspension de toute activité médicale  locale.
*C’est donc au milieu de telles atrocités que le gouvernement français veut renvoyer cette famille, la condamnant ainsi à une mort certaine. *
Ainsi, nous considérons que, si vous deviez maintenir cet arrêté de  reconduite à la frontière, vous seriez complice de la mise en danger   extrême de la vie d’une famille.
ADRESSES :
_courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
<mailto:
courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr>_
___arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
<mailto:
arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr>_
Fax : 01 48 30 22 28 et 01 41 60 60 72


En vrac quelques adresses de responsables qui seront ravis de savoir combien leurs décisions ou celles dont ils sont solidaires sont appréciées. Petits conseils pratiques pour être entendus :
Quand on a le choix, le fax est préférable au mail, l’idéal étant les deux.
Certains responsables ne veulent pas entendre ce que les gens ont à leur dire. Ils mettent des filtres sur leurs boîtes mail, par exemple en éliminant tous les messages portant le nom de telle ou telle famille. Il suffit d’introduire une faute d’orthogrpahe sur le nom. Ceux qui écrivent régulièrement peuvent se trouver en liste noire : envoyer son message d’une autre adresse.

Ministère de l'Intérieur : Standard 01 40 07 60 60  Fax 01 40 07 21 09
Directeur de Cabinet,  J. Gérault Fax  01 40 07 13 90  
jacques.gerault@interieur.gouv.fr  
sec.gerault@interieur.gouv.fr
G. Larrivé  (Conseiller chargé de l'immigration et, par ailleurs, député suppléant de M. Soisson - UMP)
sec.larrive@interieur.gouv.fr    
guillaume.larrive@interieur.gouv.fr
M. Tandonnet    (Conseiller chargé de l'immigration)
sec.tandonnet@interieur.gouv.fr  
maxime.tandonnet@interieur.gouv.fr

Quand on n’a pas de fax :  
http://www.alliancemca.net/faxgratuit.html


frederic.lefebvre@interieur.gouv.fr
constance.le-grip@interieur.gouv.fr
florence.berthout@pm.gouv.fr
marion.delaigue-natali@pm.gouv.fr
laetitia.de-la-maisonneuve@pm.gouv.fr
bruno.souchon@pm.gouv.fr
laurent.solly@interieur.gouv.fr
bruno.le-maire@pm.gouv.fr
michel.cadot@pm.gouv.fr
Henri-michel.comet@pm.gouv.fr
lionel.beffre@pm.gouv.fr
yjego@club-internet.fr


_______________________________________________
Resf.info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info

Samedi 23 décembre 2006

Sans papiers, sans domicile fixe, sans considération !!! Sans espoir ?

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du 22 décembre 2006

 Sans papiers, sans domicile fixe, sans considération !!! Sans espoir ?

 En pleine rigueur hivernale, le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires reste toujours attentif aux conditions d’hébergement des sans-papiers. Il s’indigne des situations très difficiles (voire véritablement indécentes) auxquelles doivent faire face une dizaine de familles que l’on marginalise de fait, par complaisance coupable.

 Avec ou sans papiers, tout individu a droit au respect de la dignité humaine.

 Comment dès lors accepter que des enfants, premières victimes d’une précarité subie, soient ballottés, le soir venu, d’un abri de fortune à un autre, tout en poursuivant une scolarité rendue plus que chaotique.

 Assez !!! La situation n’a qu’assez duré !

 En l’absence de réaction de l’Etat et du gouvernement, le Collectif en appelle à nouveau solennellement aux élus nantais, herblinois et du Conseil Général qu’il invite à prendre sans plus tarder leurs responsabilités en renouvelant plus concrètement encore le geste de solidarité posé lors de la journée de parrainage du 1er juillet ou dans l’aide à la création de l’ Accueil d’abord, association qui a permis de loger 7 familles.

 Un logement pour tous, c’est le moins que l’on puisse exiger en cette période d’espoirs et de souhaits d’une vie meilleure pour chacune et chacun.

 Le Collectif espère vivement que les situations de grande précarité soient réglées avant les cérémonies des vœux 2007 qui, sans geste de la part de nos élus, seraient vidées de leur sens.

 Nous saurions alors le faire savoir haut et fort dans les écoles... comme au-dehors.

 Pour suivre l’actualité du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires de Nantes, cliquez ici. ou sur le titre des notes mises en ligne ces derniers temps :

 Urgences logement : appel aux élus locaux Compte-rendu réunion du 20 décembre 2006 Appel à soutenir Jean-Louis Le Corre Collecte et don de vêtements pour l’hiver des... Merci aux électriciens - gaziers Compte-rendu réunion du 13 décembre 2006 Le Collectif dans la rétro 2006 de Télénantes

 Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires (RESF 44) http://enfantsetrangers.hautetfort.com Manufacture des Tabacs Maison des associations ; 10,bd de Stalingrad 44000 Nantes Contacts : 06 72 47 04 33 - 06 67 20 51 43 Pour tout soutien (aides ponctuelles à la scolarisation et au logement des familles précarisées) : CCP n° 1056107B032 73 - Nantes

 

Vendredi 13 octobre 2006
500 Lycéens à SENS
La mobilisation pour les sans papiers de l'Yonne ne faiblit pas bien au contraire. Hier,  en la mairie de  Soucy -lieu symbolique des parrainages républications de Barbe et des enfants Makombo - plus de 150 personnes , élus , syndicalistes , parrains et marraines, amiEs , se sont massés pour témoigner de leur volonté de résistance à l'APRF .
Gérard Aschieri secrétaire général de la FSU et Mouloud  Aounit président du MRAP sont venus - une fois de plus - soutenir notre combat et apporter la caution nationale et militante. 
  
Aujourd'hui à l'initiative des lycéenEs de SENS,  plus de 500 personnes ont manifesté leur engagement aux côtés des sans papiers de l'Yonne et biensûr de Rachel et Jonathan (qui sont au lycée polyvalent). C' était la plus grosse manifestation de ce type depuis un an.
Une délégation a été reçue en sous-préfecture et la lecture d'une lettre des enfants a créé beaucoup d'émotion.

La presse était là.
On ne lâche pas l'affaire et  recours a été déposé.  
On y croit et c'est pour cela qu'on se bat.
merci à toutes et tous.
RESF 89
 
Pour la famille TIEMTORE, il ne s'agit pas d'une famille monoparentale, ils sont concubins, ce qui n'est pas la même chose merci de rectifier.

 

Mardi 3 octobre 2006

L'intenable position du gouvernement
Serafini Tonino, Libération du 03 octobre 2006
Les représentants des familles tentent depuis quelques jours une médiation officieuse.

La stratégie de fermeté adoptée par Nicolas Sarkozy dans le dossier de Cachan semble avoir fait son temps. Depuis une quinzaine de jours, une médiation officieuse est sur les rails, sous l'égide de Dominique Sopo, président de SOS Racisme, et de Patrick Gaubert, président de la Licra et député européen apparenté UMP. Les deux hommes tentent de renouer le dialogue entre pouvoirs publics et représentants des familles, les fils étant totalement coupés depuis l'évacuation du squat, le 17 août. «Il y avait un énorme problème de confiance entre les familles du gymnase et les pouvoirs publics», souligne Dominique Sopo. Pour Patrick Gaubert, la position du ministère de l'Intérieur, qui ne veut «pas de régularisation», n'est pas tenable. «Les dossiers doivent être revus. On ne peut pas dire aux gens qu'on ne leur donne rien.

A Cachan, la question des sans-papiers fait partie de la négociation tout comme la question de leur hébergement.» Cette médiation a abouti vendredi à une rencontre à la préfecture de Créteil entre une dizaine de représentants des familles, le préfet et Rachida Dati, conseillère au cabinet de Nicolas Sarkozy. Une telle réunion n'avait pas eu lieu depuis longtemps. Alertes. Ces discussions ont pour objectif de trouver un hébergement digne aux 200 à 300 personnes réfugiées dans le gymnase Belle-Image. L'occupation au long cours de cet équipement sportif totalement inadapté à la vie quotidienne inspire des craintes. Les familles ne cachent pas leur «épuisement», des bénévoles affirment que «les enfants ne dorment pas avant une heure du matin». Chaque semaine apporte aussi son lot d'alertes sanitaires, des gastro-entérites, puis la découverte d'un cas de tuberculose, et plus récemment l'apparition de la varicelle. Ces maladies inquiètent, compte tenu de la promiscuité dans le gymnase. La situation est aussi ingérable sur le plan humain. Depuis un mois et demi, l'espace vital de chaque famille se réduit aux matelas posés à même le sol, les uns contre les autres. Dans ce contexte le pire n'est pas à exclure.

Or, le statu quo inquiète désormais Matignon. Lors d'une réunion consacrée aux événements de banlieue (Seine-Saint-Denis, Tarterêts), et à laquelle étaient conviés Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, le Premier ministre a évoqué Cachan, soulignant qu' «il faut régler d'urgence le problème». Ce qui revient à désavouer la façon dont l'affaire a été conduite par le ministre de l'Intérieur. Il est aussi envisagé que le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo intervienne dans ce dossier aux contours humanitaires, ainsi que la nomination d'un médiateur officiel. Jusqu'ici, Nicolas Sarkozy et le préfet du Val-de-Marne, Bernard Tomasini, étaient restés droits dans leurs bottes, multipliant des déclarations peu propices à une sortie de crise. Harcèlement.

 Le 31 août, à l'université d'été du Medef, Nicolas Sarkozy avait laissé entendre qu'il n'avait pas vocation à s'occuper des familles. «Le maire socialiste de Cachan a décidé de les accueillir dans le gymnase, et bien maintenant c'est son problème», avait-il déclaré, suscitant sarcasmes et applaudissements dans l'auditoire patronal. Interrogé deux semaines plus tard au Sénat sur la détresse dans le gymnase, il avait répondu à Hélène Luc (PC) que «ceux qui n'ont pas de papiers ont vocation à être reconduits à la frontière». Le lendemain, invité au 20 heures de France 2, il avait joué de la médiatisation de Cachan pour montrer sa fermeté sur le dossier de l'immigration, endossant au passage son costume de candidat probable à l'élection présidentielle.

«Les Français doivent savoir qu'il y a dix personnes qui n'avaient pas de papiers et qui occupaient le squat de Cachan que nous avons raccompagnées chez elles.» Autre propos : il ne suffit pas d' «occuper un squat, de faire venir deux vedettes du show-biz et une caméra de télévision» pour obtenir un logement. Sur le terrain, le préfet du Val-de-Marne avait relayé ces paroles par des actes. Un père de famille avait été interpellé devant l'école. Et dix personnes ayant accepté d'aller dans un hôtel mobilisé par la préfecture y ont été arrêtées... Une stratégie du harcèlement qui semble avoir trouvé ses limites.

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