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Têtes Raides Concert au Bataclan (Paris) le 27 mars 2008.
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Presse internationale

Vendredi 3 octobre 2008
 

Visa: Camer.beInformations biométriques dans les visas, tests ADN, « quotas » d’expulsion imposés aux préfets : la politique française d’immigration commence à ressembler à une opération mathématique et scientifique dépouillée de toute considération humaine, ou même économique. Si la France est encore à mille lieues de fermer ses frontières aux étrangers, et particulièrement aux Africains - elle reste le deuxième pays européen d’accueil pour les immigrés en provenance du continent, après l’Espagne -, les portes de ses consulats, en revanche, ont une fâcheuse tendance à devenir infranchissables.
 
Fraîchement naturalisée française, Marie-Claire, infirmière d’origine congolaise, voulait que son fils Doudou la rejoigne en France. Le jeune homme, âgé de 15 ans, souffre de problèmes pulmonaires. Avec l’aide du père David, un jésuite « introduit » dans les milieux consulaires, le jeune homme a déposé son dossier à l’ambassade de France de Kinshasa. « On m’a proposé un rendez-vous, puis on m’a fait revenir, une fois, deux fois, puis ils sont partis en vacances… » Lassé, Doudou a renoncé à son voyage. Faisant une croix sur les soins qu’il espérait recevoir dans l’Hexagone.

Même traitement pour l’épouse d’un haut fonctionnaire d’un pays d’Afrique centrale. Comme chaque année, elle souhaite se rendre à Paris pour faire un check-up médical, mais se voit, en 2007, imposer un délai de trois semaines pour l’étude de son dossier. L’ambassadeur français a beau se confondre en excuses auprès dudit officiel, ce dernier a conseillé à sa femme de se rendre en Suisse. Autant d’argent perdu pour l’hôpital français et pour les boutiques que madame n’aurait pas manqué de visiter lors de son séjour…
 
Qu’on soit modeste étudiant, cousin d’un Africain naturalisé français souhaitant passer un mois de vacances dans l’Hexagone ou riche épouse de diplomate, la réalité est désormais la même pour tous : obtenir le précieux sésame pour entrer en France relève du parcours du combattant. La délivrance des visas n’est que le reflet administratif de la politique d’immigration menée par Nicolas Sarkozy, à l’origine de deux lois sur l’immigration quand il était ministre de l’Intérieur (2003 et 2006) et d’une troisième sous son mandat présidentiel (adopté par le Parlement le 23 octobre).

Les données statistiques « font apparaître une réussite indiscutable dans le contrôle des flux migratoires », se réjouit ainsi le dernier rapport annuel de l’Observatoire statistique du Haut Conseil à l’intégration (paru au début de 2007). « Pour l’année 2005, les flux d’entrées régulières se caractérisent par une baisse de 6 % du nombre d’entrées d’étrangers obtenant des titres de séjour d’un an et plus. Cette diminution est due principalement à la baisse de 7 % de l’immigration familiale, à la baisse de 13 % du nombre d’étudiants et à une diminution de 14 % du nombre de visiteurs. » Après une décennie d’augmentation du nombre de titres de séjour délivrés par la France, la tendance inverse semble donc bien se confirmer.

Un seul credo : « l’immigration choisie »

Selon le président Sarkozy, seulement 7 % des visas accordés le sont pour des motifs économiques. Il veut faire grimper le chiffre à 50 %. Au moins. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a prévu d’actionner deux leviers.

Encourager la venue d’immigrés qualifiés, d’abord. Dans ce domaine, on en est encore au stade de l’intention. Les chiffres de 2006 montreraient même une baisse de l’immigration de travail : 9 016 visas long séjour avaient été délivrés pour activité professionnelle, de janvier à juin 2005, contre 8 021 seulement à la même période un an plus tard.
 
Les autorités françaises ont, en revanche, déjà largement actionné le second levier qui consiste à réduire l’octroi des visas pour raisons familiales. Les procédures se sont alourdies, les pièces demandées sont de plus en plus complexes à obtenir. Sans attendre l’amendement du député Thierry Mariani (UMP) qui fait tant parler de lui, sur la possibilité de recours aux tests ADN, les consulats pratiquent déjà, selon Jean-Pierre Allaux, chargé de mission au Groupement d’information et de soutien aux immigrés (Gisti), une « politique dissuasive ». Et ce pour toutes les sortes de visas demandés. La hausse des frais de dossier pour les visas court séjour, de 35 à 60 euros, depuis le 1er janvier 2007, l’ouverture des locaux seulement trois jours par semaine, une liste des documents qui évolue au gré des rendez-vous, la non-justification des refus, la suspicion systématique des épouses et des enfants… Les « méthodes » consistent à décourager les gens, accusent les associations de défense des migrants…

« Faux », rétorque-t-on au consulat général de Dakar. « Notre liste est en ligne sur notre site Internet, tout le monde peut la consulter. » Du côté du ministère de l’Immigration de Brice Hortefeux, on affirme qu’il n’existe aucune circulaire demandant aux consulats d’être plus durs. Mais les chiffres commencent à parler d’eux-mêmes. Au consulat de France de Dakar, 33 311 demandes de visas ont été reçues par les services consulaires en 2005, qui en ont délivré 22 910. Une année plus tard : 28 103 demandes, dont 21 937 satisfaites.
 
Dans un rapport publié le 27 juin 2007 sur le service des visas, le sénateur français Adrien Gouteyron reconnaissait ainsi des « cas avérés de corruption fréquents sur l’activité visas ». La politique française, en limitant l’immigration légale et en compliquant les démarches officielles, entraîne ainsi des conséquences perverses qui font le lit de la dégradation de son image. Pour les plus pauvres, la tentation de la clandestinité n’en est qu’exacerbée. Pour les plus aisés, celle d’aller frapper à la porte du consulat d’à côté est plus fréquente.

Les fils et filles des élites africaines, de la Tunisie au Cameroun, en viennent, à force de vexations, à croire davantage à l’American dream qu’à la patrie des droits de l’homme. D’ailleurs, « opposer immigration familiale et économique est un non-sens », estime Claire Nodier, juriste au Gisti. Une personne venue en France pour rejoindre sa famille y travaille aussi la plupart du temps. Inversement, les gens venus pour des raisons économiques ont une vie familiale. « La politique actuelle est un retour en arrière dans les années 1960, avec des agences pour l’emploi qui recrutaient des hommes pour les secteurs où la France manquait de bras. » Et les parquaient dans des foyers Sonacotra en attendant leur retour - improbable - au pays. Drôle d’immigration choisie.

© Jeune Afrique
Paru le 02-10-2008 11:37:01
http://www.camer.be/index1.php ?art=3333
Mardi 30 septembre 2008
Plusieurs dizaines d’organisations appellent le gouvernement à retirer le texte de sa réforme des centres de rétention pour étrangers et à ouvrir une véritable concertation. Dans un communiqué émis lundi, elles craignent que le nouveau système, qui prévoit le recours à un appel d’offres et s’apparente selon elles à un "système de marché", ne remette en cause la mission de la Cimade. Cette association protestante était la seule, jusqu’à présent, à intervenir dans les centres de rétention administrative (Cra), et ce depuis plus de vingt ans. "Je suis hostile aux monopoles", avait déclaré il y a quelques mois le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, pour expliquer sa réforme. "L’ouverture de cette mission par voie d’appel d’offres de marchés publics à des opérateurs autres que les associations spécialisées menace l’exercice des droits fondamentaux des personnes", répondent les signataires de l’appel de lundi. Ce texte, signé notamment par Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, Médecins du monde, la Fédération de l’entraide protestante ou le Secours catholique, dénonce également une volonté "d’entraver l’action civile." Les personnes qui interviendront dans les Cra seront en effet tenues à "une stricte neutralité" et devront observer une "clause de confidentialité", ce qui les empêchera de dénoncer "certaines situations contraires aux droits fondamentaux." La Cimade avait déjà estimé que les modificatiopns apportées par Brice Hortefeux visaient à obtenir une mise au pas des associations et à introduire une "concurrence libérale déplacée" en matière de droits de l’homme. L’appel d’offres publié 2 septembre vise à sélectionner les structures habilitées à intervenir dans les centres et répartit la trentaine de centres en "huit lots." Les associations ont jusqu’au 22 octobre pour y répondre.

Reuters 29.09.08 | 16h40
Mardi 30 septembre 2008

C’est peut-être la seule réalisation de taille de la présidence française de l’UE, celle d’une vision étrangement eugéniste du phénomène de l’immigration.

Du livre vert sur l’immigration en 2005 au Pacte sur l’immigration en septembre 2008, il aura fallu aux dirigeants européens quatre années de débats, dominés par la démagogie et les surenchères politiciennes, pour aboutir à un consensus honteux dans leur gestion de l’immigration.

Peut-on conclure autrement lorsque l’Europe démocratique met, dans ce qu’elle appelle le « Pacte sur l’immigration », tous les atouts et avantages de la migration de son côté, y compris au prix de l’appauvrissement des pays pourvoyeurs de main-d’oeuvre qualifiée, c’est-à-dire ceux de l’hémisphère Sud de ce monde ?

Qui plus est, le Pacte sur l’immigration que viennent d’adopter, vendredi dernier à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’UE, a été mené et conçu sans aucune consultation sérieuse avec les pays tiers pourvoyeurs d’immigrés.

Sans exclure la responsabilité des dirigeants des pays du Sud sur leur manque d’initiative et de stratégie (pour ne pas dire d’intelligence) à négocier un partenariat équitable sur cette question combien vitale pour leur avenir en cette période de mondialisation tous azimuts, il n’en demeure pas moins que l’UE vient de mettre à jour son égoïsme et sa volonté de construire, par le truchement de la diplomatie et d’accords de partenariat avec les pays tiers, un vrai mur de séparation avec le tiers-monde.

« L’immigration peut, certes, stimuler et favoriser la croissance, mais les changements qu’elle entraîne dans les pays d’accueil risquent de devenir des facteurs perturbateurs et de porter atteinte à la cohésion sociale », lit-on dans l’exposé des motifs de ce Pacte.

Voilà un argument, jusque-là propriété des partis d’extrême droite, récupéré par les pouvoirs en place dits démocratiques. L’immigré (l’étranger) peut être un risque pour « la cohésion sociale », un élément « perturbateur ».

Ceci dit, l’Europe souhaite « importer » juste un quota d’immigrés utiles, ceux hautement qualifiés. Elle offrira des incitants et avantages à cette catégorie « d’étrangers » sans se soucier des effets négatifs sur leurs pays d’origine vivant un sous-développement structurel.

Et pour plus d’efficacité, les Européens évoquent « la solidarité » entre Etats de l’Union pour fermer définitivement le jeu. « Organiser une approche globale de l’immigration légale en fonction des besoins et de la capacité d’accueil de chaque Etat membre dans un esprit de solidarité », explique le Pacte.

Pour cela, le Conseil des ministres a fait sienne et retenu la proposition de la Commission européenne d’octobre 2007, instituant « la carte bleue pour les immigrants hautement qualifiés ». Là encore, et sous les pressions de la France de Sarkozy qui préside l’UE jusqu’à la fin de l’année, le regroupement familial pour ces immigrés hautement qualifiés n’est pas assuré.

L’UE ne se contente pas de débaucher les cadres qualifiés de leur pays d’origine, elle les sépare de leur propre famille. La « solidarité européenne » pour attirer de très bons immigrés fonctionne aussi pour rejeter les autres, les plus faibles, les malheureux. « La pièce maîtresse de la lutte contre l’immigration illégale est l’organisation du rapatriement sélectif des immigrants illégaux.

Le Pacte appelle à une amélioration de la coopération entre Etats membres qui pourraient organiser des vols de retour conjoints pour rapatrier les illégaux », est-il déclaré dans l’engagement n°2. Dans cet ordre d’idées, il n’est plus question de régularisation massive, y compris pour des cas spécifiques (liens d’attache, intégration, durée de présence sur le territoire, mariage sur le sol européen...) ou humanitaires.

Dans sa volonté d’imiter les pays d’Amérique du Nord, particulièrement le Canada, dans sa conception d’une immigration choisie, l’Europe des 27 va encore compliquer la donne pour elle et pour les pays pourvoyeurs de main-d’oeuvre qualifiée.

Car, aux USA comme au Canada, la durée de la carte de séjour est de 10 ans et non pas de 2 ans, et les arrivants sont accueillis sans condition particulière, avec leur famille lorsqu’ils le souhaitent.

Par ailleurs, la procédure d’appel aux immigrés qualifiés s’effectue dans les ambassades où sont exposées aux candidats les conditions claires et avantageuses. L’acquisition de la nationalité est fonction de la présence sur le sol : 5 ans pour les USA et automatique après 3 ans de résidence au Canada.

L’Europe fait l’impasse sur cette question dans son projet de loi. Et puis, il y a l’histoire et la géographie. Il y a l’océan Atlantique entre l’Amérique et l’Afrique, et les USA comme le Canada n’ont pas été des pays colonisateurs de l’Afrique et du monde arabe. Il n’y a pas de dette ou de contentieux historique avec ces deux nations.

Enfin, c’est quand même l’Europe qui s’inquiète de l’évolution de sa démographie et l’équilibre de son système économique. A moins qu’après avoir saigné les pays du Sud du peu qui leur reste de compétence scientifiques et intellectuelle, l’Europe vieillissante fera appel aux immigrés pour faire des enfants.

Après avoir dragué les génies du Sud, elle le fera pour les géniteurs. Après tout, n’est-ce pas l’image qu’a l’Européen moyen de l’Africain ?

Synthèse de l’article - Equipe Algerie-Monde.com

D’apres Le Quotidien d’Oran. Par M’hammedi Bouzina Med . Le 29 Septembre 2008.

Lundi 29 septembre 2008
Le Journal Hebdomadaire est un hebdomadaire marocain francophone. L’actuel directeur de rédaction est Ali Amar, qui a succédé à Aboubakr Jamaï, le fondateur de la publication.
Lors de la crise internationale des caricatures de Mahomet, le 11 février 2006, le Journal Hebdomadaire a été accusé d’avoir reproduit ces caricatures. Des réactions contestataires suivirent aux portes mêmes de la publication.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jou...
Lundi 29 septembre 2008

RIO DE JANEIRO, 26 septembre (Xinhua) — Le gouvernement brésilien a exprimé vendredi son "inquiétude" sur l’approbation du pacte européen concernant l’immigration et l’asile signé jeudi par les ministres de la Justice de tous les pays membres de l’Union européenne. 

Le ministère brésilien des Relations étrangères considère que le pacte représente une inquiétante escalade des mesures prises par l’Europe, qui pourraient renforcer l’opinion négative sur la migration et violer les droits humains. 

"Le Brésil accueille généreusement et sans discrimination des millions d’étrangers, des Européens pour le plupart", a fait remarquer le ministère dans un communiqué. Le Brésil souhaite que les pays européens puissent "prendre en considération leur propre histoire et les bénéfices de la migration, éviter les attitudes qui créent de nouvelles divisions entre les pays d’émigration et les pays d’immigration", ajoute le communiqué.

Selon le texte, le gouvernement brésilien suivra attentivement toute mesure qui pourrait affecter la vie des citoyens brésiliens. 

Les relations entre le Brésil et l’Espagne se sont dégradées depuis février dernier, lorsque l’Espagne a expulsé plusieurs Brésiliens qui avaient essayé d’entrer dans le pays européen.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-09/27/content_729863.htm
Lundi 29 septembre 2008
28 Septembre 2008 - Page : 6
 

Plusieurs voix se sont élevées à Madrid pour dénoncer la politique de José Luis Rodriguez Zapatero.

La signature du Pacte européen sur l’immigration et l’asile par l’Union européenne, le 25 septembre 2008, n’est pas du tout au goût de certaines parties, notamment en Espagne. Plusieurs voix se sont élevées à Madrid. Partis politiques, associations et plusieurs ONG de défense des droits des immigrés ont sévèrement dénoncé encore une fois le projet « Carte bleue » pour attirer les diplômés étrangers et répondre aux besoins de main-d’oeuvre qualifiée.
Gaspar Llamazares, le coordinateur général de Izquierda Unida (IU- Gauche unie) a déploré cet accord en matière d’immigration. Il a également critiqué, lors d’une conférence de presse, le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero : « Le gouvernement espagnol a fait une erreur en soutenant le Pacte européen sur l’immigration et cela n’aide en rien la politique migratoire », a-t-il estimé. Pourtant Zapatero a procédé à une régularisation massive des sans-papiers lors de sa première législature. Le chef de cette formation politique a dénoncé, cependant, son revirement durant son deuxième mandat à la tête de l’Exécutif espagnol en matière d’immigration. « Aujourd’hui Zapatero est tombé dans la politique migratoire de la droite européenne, de la droite de Sarkozy, en acceptant le pacte d’immigration et la fin des régularisations collectives », a-t-il souligné.


Le Pacte UE sur l’immigration est pris pour « une immigration serviable et jetable » par un autre parti de gauche, Initiative pour la Catalogne Verts (ICV). « Le contenu du Pacte européen sur l’immigration et l’asile est la preuve définitive d’une vision mercantiliste de l’immigration », a souligné Raul Romeva, eurodéputé de cette formation politique.


La création de cette fameuse « Carte bleue » a été également sévèrement critiquée par des responsables d’associations ou d’ONG, ces organisations non gouvernementales estimant cette mesure illégale à l’égard des pays d’origine. La Commission espagnole d’aide aux réfugiés (Cear) a exprimé son désaccord avec la thèse européenne de l’immigration, qui mise, selon cette ONG, sur un modèle circulaire qui « ne va pas réguler les flux migratoires, mais va décapitaliser professionnellement les possibilités de développement de ces pays ». Mauricio Valiente, secrétaire général de la Cear, déplore ce « modèle de coopération ». « Au lieu de défendre un modèle de coopération avec les pays d’origine, pour faire face à la nécessité d’émigrer et de mener des politiques d’accueil et d’intégration dans les sociétés d’accueil, l’UE favorise beaucoup plus l’apparence des grandes initiatives que la pratique réelle », a-t-il soutenu.


Pour sa part, le porte-parole de SOS Racisme, Javier Ramirez, a indiqué que la « Carte bleue est une pratique discriminatoire et élitiste, y compris parmi les travailleurs étrangers ». Selon ce même responsable, « l’UE tente actuellement de créer une classe spécifique de travailleurs privilégiés, mais ne fait pas une politique commune pour des travailleurs étrangers, qui continuent tous d’être traités comme une simple main-d’oeuvre ». La Carte bleue sera officiellement entérinée par leurs dirigeants à leur Sommet du 15 octobre prochain à Bruxelles. Les parties opposantes à ce pacte seront certainement au rendez-vous.

Abbas AÏT HAMLAT

http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-09-28/56645.html


 


Lundi 29 septembre 2008

Les lois sur l’asile et les étrangers ont abouti à des pratiques toujours plus rigides de la part des autorités. C’est le constat que dresse l’antenne romande de l’Observatoire du droit d’asile et des étrangers, deux ans après le double oui pour un durcissement des lois.

Le premier rapport annuel de l’ODAE romand, présenté à Genève devant les médias, relève l’absence quasi-totale de voie légale pour régulariser le séjour des sans-papiers. Du côté de la loi sur l’asile, les demandes frappées de non-entrée en matière ont augmenté de 44% entre 2006 et 2007, alors que la loi n’entrait pleinement en vigueur qu’en janvier 2008.

La pratique contredit ainsi les promesses du Conseil fédéral d’une application modérée et intelligente des lois, a souligné le président de l’ODAE romand Yves Brutsch. Le premier rapport a été établi à partir des cas qui lui ont été rapportés par son réseau de correspondants. Une fiche descriptive a été rédigée pour 48 d’entre eux.

(ats / 23 septembre 2008 14:27)
http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp ?page=20080923142734540172194810700_brf040.xml

Lundi 29 septembre 2008
Cela ne remet pas en cause l’existence des centres fermés en Belgique, ni la détention des familles et des enfants, pas plus que les expulsions, seulement l’enfermement des enfants dans ces centres. Dorénavant, en attendant qu’ils soit statué sur leur sort, ils auront droit à... être logés dans d’anciens logements de gendarmes !

A partir du 1er octobre, les familles illégales avec des enfants en attente de leur expulsion ne seront plus enfermées dans des centres fermés, selon la décision de la ministre de la Politique d’immigration et d’asile, Annemie Turtelboom. Les parents et enfants seront hébergés dans des logements de l’ex-gendarmerie.

Actuellement, une dizaine de familles avec enfant(s) sont détenues dans les centres fermés en attendant leur expulsion. En 2008 (jusqu’au 10 septembre), ce chiffre s’élevait à 101 familles avec 216 enfants.

Source : 7 sur 7

Lundi 29 septembre 2008

Après des années d’hésitation
mardi 23 septembre 2008.

Après bien des années d’hésitation, l’Algérie a accepté le principe de créer des centres de rétention destinés aux immigrants africains en situation irrégulière sur le sol national.

Cette décision vient d’être notifiée officiellement le 2 juillet dernier, via le journal officiel (JO) qui publiait une loi (la loi du 25 juin 2008) durcissant les « conditions d’entrée, de circulation et de séjour des étrangers » en Algérie.

Ce texte, qui a abrogé une ordonnance datant du 22 juillet 1966, n’a pas pour unique objet la « lutte contre l’immigration illégale » mais elle autorise dorénavant les services consulaires et les services de sécurité à photographier les ressortissants étrangers et à prendre leurs empreintes digitales, de même qu’elle les autorise à mémoriser ces empreintes et photographies et à les utiliser (article 15). De même qu’elle crée des « centres d’attente, destinés à l’hébergement des ressortissants étrangers en situation irrégulière, en attendant leur reconduite aux frontières ou leur transfert dans leurs pays d’origine » (article 37). Les étrangers détenus dans ces centres peuvent y être gardés pendant une période de 30 jours renouvelable.

L’article 42 punit d’emprisonnement entre 2 et 5 ans « tout étranger qui se soustrait à l’exécution d’un arrêté d’expulsion ou d’un arrêté de reconduite aux frontières ou qui, expulsé ou reconduit à la frontière, pénètre de nouveau sans autorisation sur le territoire algérien ». L’article 46 prévoit la même peine pour « toute personne qui [...] facilite l’entrée, la circulation, le séjour ou la sortie de façon irrégulière d’un étranger en situation irrégulière sur le territoire algérien ». Depuis quelques années, l’Algérie est devenue un pays d’immigration pour les Africains et une destination très prisée pour ces ressortissants du continent. Depuis le début de l’année 2008, plus de 3 000 immigrants clandestins, originaires de 28 pays d’Afrique, ont été arrêtés et refoulés du territoire algérien, selon des sources proches du ministère de l’Intérieur.

Dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, l’Etat algérien a décidé de mobiliser une enveloppe de 18 milliards de dinars pour lutter contre ce phénomène qui prend une ampleur de plus en plus alarmante. La moitié de ce montant sera déboursée pour le transport des immigrants clandestins vers leurs pays d’origine. Le ministère de l’Intérieur a conclu des conventions avec des transporteurs privés pour reconduire ces immigrants clandestins aux frontières de leurs pays, sous haute surveillance des éléments de la police des frontières. Ce budget a été revu à la hausse, alors qu’il ne dépassait pas les 6 milliards de dinars en 2007.

Cette hausse est justifiée par la prise en charge totale des immigrés clandestins jusqu’à leur arrivée dans leurs pays et par l’ampleur prise par ce phénomène ces dernières années. En effet, l’année dernière, les services de la Sûreté nationale ont arrêté plus de 12.000 immigrants clandestins, dont 7.000 Maliens et 3 000 Nigériens.

Saïd Farhi — La Voix de L’Oranie

Mardi 23 septembre 2008
 

Manif sans papiers: Camer.beSamedi dernier, plusieurs dizaines de sans papiers ont pris d’assaut les rues de la capitale européenne à l’occasion d’une marche honorifique en la Mémoire de Sémira Adamu. La campagne lancée sous le label "10-20-60" se veut surtout commémorative de plusieurs dates importantes dans la politique migratoire en Belgique.

10 ans déjà que Sémira Adamu alors âgée de 20 ans trouvait la mort lors de la 6ème tentative d’expulsion par les gendarmes belges. C’était le 22 septembre 1998 lors d’un renvoi vers le Nigeria dont les circonstances avaient été particulièrement violentes. La nigériane de 20 ans avait été étouffée par un coussin maintenu sur son visage écrasé sur les genoux d’un homme en tenue.

Les expulsions violentes sont-elles terminées ou banalisées ? Où en est l’accueil des femmes dans la fuite de situations humiliantes et destructrices dans leur pays d’origine ?... Les questions restent tant nombreuses que préoccupantes selon plusieurs mouvements de soutien aux illégaux dans le royaume.

20 ans déjà que la Belgique a ouvert son premier centre fermé. Le pays en compte six pour l’instant. Et avant, comment faisait-on ? Et aujourd’hui comment cela se passe-t-il ? Y a-t-il eu évaluation en 20 ans ? Que veut construire le ministre actuel ? Les questions sont inquiétantes et d’une brûlante actualité toujours selon les manifestants.

60 ans déjà qu’existe la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Est-elle appliquée à tous, aux étrangers, aux demandeurs d’asile en Belgique, en Europe ? Cette DUDH ratifiée par la Belgique devrait rester un guide et un garde-fou dans les politiques et leur application, dans les règlements et les directives. Est-ce le cas ? Se sont interrogés les manifestations.

Pour les manifestants, à travers les trois chiffres 10-20-60, une multitude de questions peuvent être abordées. A l’analyse, un parallèle peut facilement être établi entre l’injustice dont avait été victime Semira Adamu et la situation générale actuelle des demandeurs d’asile en Belgique.

Les manifestations se sont poursuivies à Ixelles où un concert géant était organisé. Plusieurs groupes d’artistes ont soutenu le mouvement notamment, Musiek Singe, Nez cassé et autres Code Rouge.

Depuis l’accord gouvernemental de mars 2008, Annemie Turtelboom n’a toujours pas rendu public la circulaire de régularisation espérée par les 100.000 illégaux qui vivent en Belgique.

http://www.camer.be/index1.php ?art=3238

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