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Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !
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ARRESTATION D'UNE DIRECTRICE D'ECOLE
Les réactions
NOUVELOBS.COM | 23.03.2007 | 17:23
Voici les principales réactions, au placement en garde à vue, pour "outrage", de la directrice de l'école maternelle Rampal, dans le XIXe arrondissement à Paris, après qu'elle est intervenue dans une bousculade entre policiers et passants lors de l'arrestation de parents d'élèves sans-papiers.
Olivier Besancenot, candidat LCR à la présidentielle : "Le ministre candidat Sarkozy montre son vrai visage: derrière son discours électoraliste sur le respect des enseignants pointe ouvertement sa politique répressive et policière". "Pour draguer l'électorat de Le Pen". Nicolas Sarkozy Sarkozy "veut expulser les immigrés sans papiers et punir celles et ceux qui les soutiennent". (Communiqué, vendredi 23 mars)
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste : "Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la lumière soit faite sur l'arrestation de la directrice d'une école maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d'élèves et forces de l'ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante soit remise en liberté".
"Le candidat dit qu'il a changé, parle d'amour et demande à ses porte-parole de donner de lui une image adoucie, mais la réalité de la politique qui est, et serait la sienne s'il était élu, toujours aussi violente. Nicolas Sarkozy ne peut plus tenir ce double langage, en laissant croire qu'il faut protéger les enfants tout en traquant leurs parents". (Communiqué, vendredi 23 mars)
Jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale (PS) : "Je souffre pour mon pays, la France. Il est inimaginable que la patrie des droits de l'homme se livre à l'expulsion d'enfants scolarisés et de leurs familles. Il est tout autant révoltant que Madame Valérie Boukobza, directrice de l'école maternelle Rampal de Belleville soit aujourd'hui mise en garde à vue parce qu'elle a, avec courage et humanité, voulu faire barrage à la rafle des enfants.
Je vous demande d'agir immédiatement pour qu'il soit mis un terme à cette atteinte aux droits humains qui déshonore notre pays.
Je suis totalement solidaire de ces enfants que je suis prêt à accueillir et à protéger et de la directrice d'école qui mérite notre plein respect." (Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, vendredi 23 mars)
Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'éducation) : "Je suis scandalisé qu'on s'en prenne à une enseignante qui n'a fait que procéder à la protection des enfants. J'en appelle au ministre de l'Intérieur pour qu'il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au ministre de l'Education pour qu'il joue son rôle de protection des personnels". "On atteint des sommets. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative locale ou s'il y a des ordres, mais c'est un acte particulièrement grave. Un pas a été franchi". (Déclaration à l'Associated Press, vendredi 23 mars)
- "Je suis réellement choqué, jamais on n'avait atteint un tel niveau. Déjà du gaz lacrymogène à l'entrée d'une école mais en plus une tentative d'intimidation manifeste !"
"Le ministre de l'Intérieur doit dire les choses : on ne peut pas être candidat et dire qu'on respecte les enseignants et être ministre de l'Intérieur et couvrir ce type de chose". (Déclaration à l'AFP en marge du congrès de l'Unef à Lille, vendredi 23 mars)
Gilles Moindrot, secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp) : Cette interpellation est "inadmissible". Il faut que la directrice de l'école maternelle soit "libérée immédiatement". (Déclaration à l'Associated Press, vendredi 23 mars)
- "Je suis en route pour le commissariat. Nous estimons que c'est complètement inadmissible qu'une enseignante qui s'est préoccupée de ses enfants soit en garde à vue, on demande que cessent ces poursuites". "J'appelle les collègues dans les écoles pour qu'ils se mobilisent ou se rendent devant le commissariat" où la directrice est en garde à vue. (Déclaration à l'AFP, vendredi 23 mars)
Bruno Julliard, président du syndicat étudiant Unef (principal syndicat étudiant) : "C'est absolument scandaleux, cela nourrit ce climat sécuritaire de délation répressive qui devient insupportable".
"Sur le fond, c'est complètement inadmissible. L'outil répressif utilisé pour mener cette politique est condamnable". (Déclaration à l'AFP en marge du congrès de l'Unef à Lille, vendredi 23 mars)
Farid Hamana, président de la FCPE (principale fédération de parents d'élèves) : "Je suis indigné. Je ne comprends pas qu'on arrive à ce genre de situation contre une directrice qui fait son travail". (Déclaration à l'AFP, vendredi 23 mars)
Associations
Droit au logement (DAL) : Le DAL "exprime sa plus grande indignation". Il "exige sa libération immédiate et l'abandon des poursuites judiciaires à son encontre". (Communiqué, vendredi 23 mars)
Droits devant : "L'arrestation de la directrice de l'école maternelle de la rue Rampal à Belleville, coupable de délit de solidarité, les rafles incessantes de sans-papiers, l'acharnement de Sarkozy à transformer l'étranger, le sans-papiers et ceux qui les soutiennent en gibier électoral place définitivement le ministre de l'Intérieur dans la sinistre lignée des héritiers de Vichy et de Pétain". (Communiqué, vendredi 23 mars)
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