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Têtes Raides Concert au Bataclan (Paris) le 27 mars 2008.
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Mercredi 28 mars 2007

Sarkozy s’ en va et le printemps revient... (video)

Ce lundi, 26 mars, 18h00, à l’ angle de la rue des Ecoles et de la rue de la Sorbonne, répondant à l’ appel lancé par les principaux syndicats d’ enseignants, la FCPE et le réseau RESF, c’ est plus de deux mille personnes qui se rassemblent devant le Rectorat.

Elles témoignent de leur indignation et veulent affirmer leur soutien à la directrice de l’ école Rampal (Paris 19), placée six heures en garde à vue, vendredi dernier, suite à l’ intervention musclée du sarkoband.

Une délégation d’ une quinzaine de personnes sera reçue, en vain. Elle entendait obtenir le soutien du Rectorat et son intervention pour que cessent les poursuites engagées à l’ encontre de la directrice, dont la déclarartion suivante, sera lue au mégaphone.

Le 9eme collectif de sans papier, accompagné de militants-tes du DAL, rejoindra le rassemblement aux cris de : « C’ est pas les immigrés, c’est pas les sans papiers, c’ est Sarkozy qu’ il faut virer ».

Dans le même temps, on apprenait que la Préfecture avait autorisé, l’ association Du souvenir du 26 mars, regroupant des nostalgiques de l’ OAS, à participer au ravivage de la flamme du soldat inconnu. Non ils ne regrettent rien, ni repentis, ni malades, amnistiés et libres.

Si les propos de J.Lang, concernant les rafles à la sortie des écoles, ont fait doucement rigoler, l avocat A.K, c’ est sans doute de l’ humour de garde-frontières. Médiateur sarkoziste, rejeté aussi bien par les sans-papiers, qui occuperont son cabinet,que par les Enfants de Don Quichotte qui ont stigmatisé, publiquement son incompétence,ces propos prêtent à réflexion.

A 19h00, à Strasbourg St Denis, Act Up appelait à un rassemblement, pour saluer le départ de Sarkozy : « Sarkozy s’ en va, le printemps revient », « Des fleurs, des paillettes, Sarko à la retraite ». Les membres de l’ association distribuaient, tulipes et marguerites aux présents-tes. Ceux-çi, celles-çi seront bientôt rejoints par les manifestants-tes de la Sorbonne.

APPEL A LA GREVE ET A MANIFESTER



De : tarbihlkasso
mardi 27 mars 2007

Mercredi 28 mars 2007

SOLIDARITÉ AVEC LES MALIENS DE MONTFORT - Intervention de Christian DELARUE

SOLIDARITÉ AVEC LES MALIENS DE MONTFORT SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES MIGRANTS, AVEC ET SANS PAPIERS.

Intervention de Christian DELARUE Secrétaire national du MRAP et Vice-président du MRAP 35.

- -

Des travailleurs maliens menacés d’expulsion et placés en centre de rétention depuis 4 semaines… Des travailleurs du bâtiment pourchassés la semaine passée dans toute la Bretagne… D’autres dans divers départements…

S’agirait-il d’une brusque accélération de l’entrée de travailleurs sans papiers en France ? La réponse est évidemment non : ces travailleurs maliens étaient employés depuis des années à Montfort sur Meu. Aucun prétexte ne peut justifier leur renvoi.

Depuis des années, la présence de nombreux Maliens en France – avec et sans papiers - est l’objet d’études explicites. Leurs conclusions sont toujours les mêmes :

· ces travailleurs sans papiers occupent des emplois dont se sont détournés les autres salariés en raison de leur pénibilité et des salaires faibles (bâtiment, secteur agro-alimentaire, restauration...) Ces secteurs d’activité figurent d’ailleurs sur une liste établie par le ministère du Travail sous le nom de « secteurs en tension », pour lesquels il est prévu de faciliter l’entrée de travailleurs étrangers !

· les sommes qu’ils envoient à leurs familles sont indispensables à la survie de la population malienne et supérieures à l’aide publique versée par la France au Mali. Et ce qui est vrai pour le Mali est vrai pour les autres pays : le déséquilibre Nord-Sud est tel que les migrations sont indispensables. Ces personnes fuient la guerre, les persécutions, la famine, la pauvreté, ou veulent tout simplement travailler pour dessiner un autre avenir.

En fermant les frontières, en réduisant le droit d’asile, en refusant les régularisations, comme l’aggrave la nouvelle loi CESEDA de juillet 2006, la France condamne ces personnes à y entrer et y séjourner de façon irrégulière.

On doit en finir avec la logique répressive qui vient frapper les étrangers ici, sur le sol français, et là-bas, dans les pays de transit et souvent meurtrière sur les routes migratoires vers l’Europe. Il faut aussi comprendre que les problèmes douloureux du chômage et des inégalités sociales grandissantes ne sont pas le fait des migrants.

Le MRAP Ille et Vilaine dénonce cette chasse aux travailleurs sans papiers, dont l’hypocrisie n’a d’égal que la violence :

· elle bafoue leurs droits fondamentaux et leur dignité ainsi que la nôtre, sous prétexte qu’ils constitueraient une immigration « subie »

· elle les met à la merci des forces de police et conduit à de graves dérives ;

· leur situation irrégulière permet tous les abus en matière de droit du travail : comment expliquer autrement le refus obstiné de la France et des autres pays européens de ratifier la Convention internationale des droits des travailleurs migrants , qui a été adoptée par l’ONU en 1990 et impose à chaque pays d’appliquer la même législation pour tous les travailleurs?

La mobilisation autour des « Maliens de Montfort » menacés est exemplaire :

· Il faut régulariser ces travailleurs parce que ces personnes ont droit comme tout être humain à la dignité, au respect et à l’égalité des droits ;

· Il faut que la France ratifie d’urgence la Convention internationale des Droits des travailleurs migrants et incite ses partenaires européens à faire de même (1).

Il faut aussi dénoncer les indignes visées électoralistes qui motivent cette soudaine accélération des décisions de reconduite à la frontière.

(1) on peut signer la pétition pour sa ratification « migrant, pas esclave » sur le site : http://www.emmaus-international.org/fr

MRAP 35

Mercredi 28 mars 2007
¬ Halte aux agressions de Sarkozy contre les immigrés : manif parisienne le 31 mars

Après leurs manifestations de juin et de novembre 2006 (où 3 000 personnes ont réalisé une chaîne de solidarité au Canal Saint-Martin), la Coordination 75 des sans papiers, le Réseau Education Sans Frontières (RESF) des 1°, 2°, 3°, 4°, 10°, 11°, 18°, 19° et 20° arrondissements, et Uni(e)s Contre une Immigration Jetable 19-20 appellent à une grande manifestation unitaire de l’est parisien pour la régularisation des sans papiers, Samedi 31 mars, 16h00, au métro Stalingrad.

La politique du tout répressif conduite par Nicolas Sarkozy à l’égard des sans papiers franchit un nouveau pas dans l’intolérable :

Avec les lois CESEDA, la régularisation devient l’exception.
La circulaire du 13 juin 2006, qui permettait la régularisation de nombreuses familles a été appliquée d’une manière restrictive et arbitraire (encore plus à Paris qu’en province).
Les rafles se multiplient, notamment à Barbès, Belleville et Stalingrad ; ces contrôles au faciès (un jour les Chinois, un jour les Africains) sont illégaux. La police n’hésite plus à arrêter des sans-papiers devant les écoles, arrachant une maman ou un grand-père à des enfants en pleurs, et à faire usage de chiens policiers et de gaz lacrymogènes contre des parents indignés et pacifiques.
Une directrice d’école est mise en garde à vue parce qu’elle a protégé les enfants victimes des gaz lacrymogènes.
Le candidat Sarkozy promet la création d’un Ministère de l’immigration et de l’identité nationale (du jamais vu depuis Vichy).

Rien dans la situation actuelle de l’immigration ne justifie cette frénésie. Dans un délire électoraliste, Sarkozy va chasser sur les terres de Le Pen. Il veut faire croire aux Français que l’immigration clandestine constitue un problème majeur de notre pays, en reprenant les mensonges de la xénophobie d’extrême-droite. Sa politique sécuritaire et hypocrite contraint les étrangers chassés de leurs pays par la misère et la tyrannie à subir chez nous l’exploitation du travail clandestin et la terreur.

Sarkozy va trop loin. On ne peut pas laisser arrêter des mères et des personnes âgées devant les écoles, comme s’ils mettaient la France en péril. Les quartiers populaires ne sont pas des réserves de chasse aux sans-papiers et à leurs enfants. Les simples citoyens qui s’indignent et s’opposent aux rafles au faciès ne sont pas des délinquants !

Réagissons ! Samedi 31 mars, des cortèges partiront des 1°, 2°, 3°, 4°, 10°, 11°, 18°, 19° et 20° arrondissements. Ils convergeront à 16h00 place Stalingrad, pour réaliser une grande chaîne humaine de solidarité au bassin de la Villette. Nous appelons tous les étrangers sans papiers, tous les amis de la France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, tous les défenseurs de la justice et des droits de l’homme, à rejoindre cette manifestation locale et unitaire, contre les rafles, les arrestations au faciès, les expulsions, et pour la régularisation globale des sans papiers et l’abrogation de la loi CESEDA.

Contact :
Coordination 75 des sans papiers, RESF 75, UCIJ 19e-20e
ucij1920@yahoo.fr
www.educationsansfrontieres.org
www.contreimmigrationjetable.org

Mercredi 28 mars 2007

Persécution des sans-papiers : les associations dénoncent !

 

Plus d’un millier d’enseignants, de parents d’élèves et de militants d’associations ont manifesté lundi devant le rectorat de Paris pour dénoncer la garde à vue vendredi d’une directrice d’école après l’interpellation d’un parent sans papiers devant son établissement. Les manifestants, au nombre de 2.500 selon les organisateurs - FCPE (parents d’élèves), Réseau Education sans Frontières (RESF) et SOS Racisme - et de plus d’un millier selon la police, regroupés à l’appel des principaux syndicats enseignants, entendaient « exprimer leur totale indignation, dénoncer la détention arbitraire - de la directrice d’école - et exiger l’arrêt des poursuites engagées ».

« Il est inacceptable que des enfants, des parents et des grands-parents puissent être malmenés près des écoles », a déclaré Anne Hidalgo, première adjointe PS au maire de Paris. Selon l’ancien ministre socialiste de l’Education Jack Lang, « il faut régulariser selon des critères objectifs les personnes qui vivent depuis longtemps dans notre pays ». Dans un communiqué distribué à la manifestation, la directrice de l’école maternelle Rampal (XIXème arrondissement), Valérie Boukobza, affirme avoir rempli son « devoir de protection des enfants et de leurs famille et celui de résistance pacifique à une forme d’oppression » et « ne pas avoir outrepassé » son « devoir de discrétion ».

« Ce qui passe mal également, c’est que le ministère de l’Education ne se soit pas exprimé. L’Education nationale aurait pu demander qu’elle soit interrogée dans de meilleures conditions et intervenir pour rappeler qu’il ne doit pas y avoir d’arrestations de sans-papiers aux abords de l’école », a expliqué Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. Une délégation de douze manifestants, reçue pendant plus d’une heure par le recteur Maurice Quénet et l’inspecteur d’académie du premier degré, a fait part de son mécontentement.

« Le recteur n’a pris aucun engagement sur les enfants de sans-papiers et il a annoncé que la directrice serait convoquée par le responsable du premier degré », a déclaré Jean-François Fontana, de Sud Education. Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges-lycées, a fustigé, dans une motion à l’ouverture de son congrès à Clermont-Ferrand, « l’attitude du ministre de l’Education nationale et du recteur de Paris qui laissent faire et déclarent ne pas se sentir concernés par des pratiques contraires aux valeurs de l’Ecole de la République ».

Selon le rectorat, « les faits se sont produits à l’extérieur de l’école, ce sont des faits détachables de sa mission de directrice d’école ». Valérie Boukobza a passé vendredi près de sept heures en garde à vue après des incidents violents le 20 mars lors de l’interpellation dans un café proche d’un Chinois sans papiers qui venait chercher ses deux petits enfants. Après la polémique déclenchée par cette garde à vue, le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir écrit aux préfets pour leur « rappeler » que « l’exécution des mesures d’éloign ement d’étrangers en situation irrégulière ne doit en aucun cas donner lieu à des interpellations (…) dans l’enceinte ou à proximité immédiate d’un établissement scolaire ».

La FCPE a saisi l’occasion du départ du gouvernement de Nicolas Sarkozy pour demander à son successeur François Baroin de « mettre fin aux expulsions de familles sans papiers ayant des enfants scolarisés ».

Mercredi 28 mars 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 
Soutien à la directrice de l’école de Belleville et aux sans-papiers
 
 
Le groupe CACR exprime son indignation à la suite de l’arrestation et de la garde à vue de Valérie Boukobza, directrice d'école maternelle du quartier de Belleville, à Paris, qui mardi dernier tentait de protéger des enfants sans-papiers dans son école contre l’interpellation des policiers. Les élus CACR jugent inacceptable que des policiers viennent chercher des élèves sans-papiers jusque dans les écoles de la République et dénoncent la détention arbitraire de la directrice.
 
Conséquence : Des milliers de jeunes poursuivent leur scolarité avec chaque jour la peur au ventre de se faire expulser et risquent de ne plus pouvoir étudier en France.
 
Cette situation, qui dure déjà depuis plusieurs années, est le fruit de la politique dangereuse menée par l’ancien Ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy : une véritable chasse à l'étranger, condamnant des femmes, des hommes, des enfants à une vie indigne, caché-es, traqué-es, humilié-es.
 
Après la manifestation de lundi 26 mars regroupant plus d’un millier de personnes devant les locaux du rectorat de Paris, la mobilisation doit continuer pour que tous les jeunes sans-papiers scolarisés sur le territoire soient régularisés. Le groupe CACR dénonce l’attitude du Ministre de l’Education nationale et du Recteur de Paris qui laissent faire et déclarent ne pas se sentir concernés par des pratiques contraires aux valeurs de l’Ecole de la République.
 
Ces enfants, ces familles vivent en France depuis plusieurs années, ont (re)-fait leurs vies ici, ce sont nos voisins, les copains de nos enfants, nous ne laisserons pas Monsieur Sarkozy s'attaquer au droit à l'éducation pour tous les enfants, nés ici ou ailleurs.
 

 

Mercredi 28 mars 2007

 

Rampal : la directrice revendique "le devoir de protection des enfant

 

 

A l'occasion d'une manifestation de soutien, la directrice d'école du 19e arrondissement, placée en garde à vue vendredi, a estimé avoir accompli son devoir "de résistance pacifique à une forme d'oppression".

 

L'école Rampal (19e arrt)

L'école Rampal (19e arrt) (Sipa)

Quelque 900 personnes, selon la police, ont manifesté, lundi 26 mars au soir, devant le rectorat de Paris, pour dénoncer la garde à vue d'une directrice d'école maternelle parisienne, après des incidents lors de l'interpellation la semaine dernière d'un homme sans papiers devant son établissement.
La directrice Valérie Boukobza-Rodriguez a été convoquée le 23 mars dernier au commissariat du 19è arrondissement de Paris et a été placée en garde à vue pendant quelques heures dans le cadre d'une enquête pour "outrage et dégradation de bien public en réunion commis lors d'un attroupement".
Les principaux syndicats enseignants, la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Réseau Education sans Frontières (RESF) et SOS Racisme avaient appelé au rassemblement.

"Résistance pacifique à une forme d'oppression" pour la directrice

Valérie Boukobza-Rodriguez a estimé, dans un communiqué distribué pendant la manifestation, avoir rempli son "devoir de protection des enfants et de leurs familles et celui de résistance pacifique à une forme d'oppression". "Mes actes et mes choix de citoyenne ne diffèrent pas en l'occurrence de mes obligations de fonctionnaire", ajoute-t-elle, déclarant "ne pas avoir outrepassé" son "devoir de discrétion". "Ce que nous avons fait mardi dernier rue Rampal, beaucoup d'autres l'auraient fait de la même manière. Il ne s'agit là, que du devoir de protection des enfants et de leurs familles et de celui de résistance pacifique à une forme d'oppression", indique le communiqué.
Le 20 mars, les policiers qui procédaient à des contrôles d'identité à proximité de l'école maternelle de la rue Rampal, dans le quartier de Belleville (est), avaient interpellé un grand-père chinois sans titre de séjour venu chercher un enfant dans l'établissement, selon des parents d'élèves et militants syndicaux sur place. L'opération s'était soldée par des heurts violents et l'usage de gaz lacrymogènes.

Une "opération de sécurisation" selon le préfet

Interrogé lors des questions d'actualité au Conseil municipal de Paris, le préfet de police de Paris Pierre Mutz a réaffirmé lundi qu'en "aucun cas cette opération n'avait pour objectif délibéré d'aller procéder à des interpellations aux abords et encore moins dans les écoles. La préfecture de police, vous le savez, ne l'a jamais fait et ne procède jamais de cette manière", a-t-il assuré.
Il s'agissait d'une "opération de sécurisation" comme la police en effectue "régulièrement".
"Ces opérations contribuent à la sécurité de Paris et constituent un élément du dispositif de lutte contre la délinquance", a-t-il dit. Une opération "de ce type était organisée le 20 mars" et portait "sur un débit de boisson situé à côté d'une école". L'objectif était la "recherche d'infractions à la législation sur les armes", a ajouté Pierre Mutz.
Les policiers, a-t-il souligné, se sont "heurtés à des comportements d'outrage et de violence à leur encontre". Face à cette situation, "les policiers ont usé de moyens strictement nécessaires et proportionnés pour se dégager et assurer le respect de la loi (...) Quels qu'en soient les motifs, ce genre d'attitude d'outrages et de rébellion vis-à-vis des forces de l'ordre dépositaires de l'autorité publique est condamnable", a-t-il dit. (Avec AP)

Mercredi 28 mars 2007

 

Régularisation

UMP et PS s'affrontent autour des sans-papiers LEXPRESS.fr

Ségolène Royal souligne que la régularisation des parents sans papiers d'enfants scolarisés doit se faire au cas par cas et sur des critères objectifs. Une proposition que le président de l'Assemblée nationale Patrick Ollier (UMP) juge "dangereuse"

 

égolène Royal tâche de préciser ses propos. La candidate du PS à la présidentielle avait en effet affirmé dimanche sur le plateau du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI,  que "la régularisation devait suivre la scolarisation", laissant entendre qu'il fallait régulariser les parents et grands-parents d'enfants qui vont à l'école en France. Mardi, sur le plateau de LCI, elle a estimé que ces mêmes enfants "devront être tranquilles pour réussir leurs études". La socialiste a ensuite expliqué qu'"il faudra des critères objectifs" pour leur régularisation, mais "aussi, bien sûr, du cas par cas".

Ollier dénonce "la recette d'une régularisation automatique"
Ségolène Royal soulignait sa désapprobation après la mise en garde à vue vendredi pendant quelques heures d'une directrice d'école du XIXe arrondissement de Paris pour un incident lié à l'interpellation d'un grand-père d'élève sans papiers. "Cette façon de faire ne fait pas honneur à la France. Ce ne sera pas ma façon de faire", a ajouté la candidate socialiste.

Le président de l'Assemblée nationale (UMP) Patrick Ollier a critiqué mardi la proposition de Ségolène Royal, estimant qu'elle avait "donné la recette d'une régularisation automatique". "C'est dangereux. Cela va créer la confusion et cela risque d'enclencher un mouvement d'immigration clandestine pas acceptable", a fait valoir Patrick Ollier, devant quelques journalistes."Personnellement, je n'accepte pas d'entrer dans une logique de régularisation massive", a-t-il poursuivi, en soulignant qu'il préconisait un examen des situations "au cas par cas". "Cela a l'air généreux, mais le problème c'est instaurer un système automatique", a commenté Patrick Ollier, qui a prôné une "immigration souhaitée".

"Attitudes contradictoires"
Même son de cloche chez le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui a ironisé sur les "attitudes contradictoires" de la candidate du PS Ségolène Royal tant sur les 35 heures et l'immigration, pour "donner des gages à la gauche de la gauche", que sur la nation. "Nous sommes profondément interrogatifs quant à ce qui se passe chez nos adversaires politiques et avec leur candidate. Celle-ci multiplie les messages contradictoires, qu'il s'agisse des 35 heures, de la nation, de l'immigration, nous ne savons plus exactement quel est le contenu de ses propos", a déclaré Bernard Accoyer lors de son point de presse hebdomadaire.

Mardi 27 mars 2007

RESF, SOS Racisme et les syndicats enseignants appellent à manifester aujourd’hui à 18h devant le siège du rectorat de Paris à la Sorbonne.

Ce rassemblement fait suite aux rafles de sans papiers à proximité de plusieurs écoles de Belleville, et à la mise en garde à vue de Valérie Boukobza. La directrice de la maternelle Rampal avait été arrêtée vendredi pour « outrage » ; en effet, elle s’était opposée à l’arrestation d’un sans papier mardi 20 mars.

La manifestation a pour objectif d’obtenir l’arrêt des poursuites contre Valérie Boukobza, le respect par les forces de l’ordre des engagements pris de ne pas procéder à des arrestations en milieu scolaire. SOS Racisme dénonce également l’instauration du « délit de solidarité avec les sans-papiers ».

Le syndicat lycéen FIDL a rejoint les organisateurs de la manifestation. Dans un communiqué intitulé « Touche pas aux enfants ! », l’organisation rappelle que les établissements scolaires doivent rester des lieux symboles de liberté, d’égalité et de fraternité. Elle réclame la régularisation de tous les enfants scolarisés et de leur famille.

Nicolas Sarkozy, encore ministre de l’Intérieur au moment des rafles, a justifié la mise en détention de l’institutrice par une enquête concernant des coups portés à un officier de police. Il a de plus déclaré que les arrestations de sans papiers du 19 et 20 mars étaient normales et que les forces de l’ordre faisaient juste leur travail.

RESF se demande si l’ancien ministre a « perdu les pédales », affirmant qu’une lettre avait été envoyée le 14 septembre 2006 aux préfets leur demandant de ne pas arrêter les sans papiers aux abords des écoles ; et qu’un télégramme du ministère de l'Intérieur daté du 23 mars 2007 leur rappelle qu'une mesure d'éloignement d'étrangers sans papiers ne doit «en aucun cas» donner lieu à des interpellations dans les écoles où à leur proximité.

La directrice de l’école maternelle Rampal quant à elle ne souhaite pas s’exprimer dans les médias mais afin d’expliquer son geste, elle déclare aujourd’hui :

« Ce que nous avons fait mardi dernier rue Rampal, beaucoup d'autres l'auraient fait de la même manière. Il ne s'agit là, que du devoir de protection des enfants et de leurs familles et de celui de résistance pacifique à une forme d'oppression.

En ce qui me concerne, mes actes et mes choix de citoyenne ne diffèrent pas en l'occurrence de mes obligations de fonctionnaire et ne se limitent pas aux heures d’ouverture et de fermeture des bâtiments. Tous les parents et les enseignants le savent. Je ne considère pas avoir outrepassé mon devoir de discrétion.

Je me suis présentée aux représentants de la force publique en indiquant ma fonction, dans le but de ramener le calme et la raison dans une situation qui me semblait pouvoir conduire à des débordements impliquant les enfants et leurs familles.

Evidemment je ne regrette rien, et j'attends sereinement les suites de l'enquête en cours.

Je remercie le très grand nombre de citoyens, collègues, parents d’élèves et d'organisations syndicales, politiques, associatives du soutien qui nous est manifesté. Je continuerai à décliner toute proposition d'intervention publique, de manière à ne pas personnaliser une situation qui depuis son commencement ne l'est pas, et pour permettre dès aujourd'hui un retour à la sérénité dans ma communauté scolaire

Mardi 27 mars 2007

Sans-papiers : la garde à vue d'une directrice d'école suscite une vague de protestation.

De Ségolène Royal à François Bayrou en passant par les candidats de la gauche de la gauche, la plupart des candidats à la présidentielle ont exprimé ce week-end leur indignation à la suite de la garde à vue d'une directrice d'école maternelle du quartier de Belleville, à Paris. Les faits remontent à mardi dernier : de violents incidents avaient alors opposé des parents d'élèves aux forces de l'ordre après l'interpellation - dans un café voisin d'une école maternelle - d'un grand-père chinois en situation irrégulière qui venait chercher ses deux petits-enfants. Soupçonnée d'outrage et de dégradations sur une voiture de police, la directrice, Valérie Boukobza, a été longuement gardée à vue. Dans le sillage du monde éducatif, la candidate socialiste a déclaré le jour même que les enseignants n'étaient « pas des auxiliaires de police », ajoutant que « quand une institutrice est en garde à vue parce qu'elle protège les enfants de son école, ce n'est pas la France telle que nous l'aimons ». Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a écrit au Premier ministre, jugeant « inacceptable d'organiser des formes d'embuscade près des établissements scolaires ». Pas en reste, le candidat de l'UDF, François Bayrou, a estimé que, « dans cette affaire, on a franchi des limites ». Face à la polémique, le ministère de l'Intérieur a rappelé, le jour même, aux préfets, via un télégramme, qu'aucune mesure d'éloignement d'étrangers sans papiers ne devait donner lieu à des interpellations dans les écoles où à leur proximité. Quant au parquet de Paris, il a fait savoir samedi que cette garde à vue était « conforme à la loi ». Les principaux syndicats enseignants ainsi que la FCPE et RESF appellent à un rassemblement aujourd'hui devant le siège du rectorat de Paris.

Mardi 27 mars 2007
 

Un pasteur fait expulser des sans-papiers de son église

Le 25 mars 2007, par Aloys Evina,

NDLR : Quoi que l’on pense de ces situations, il faut revenir sur le terme de « sans papiers » choisi et utilisé par des associations comme la Chienlit - pardon, le Chiendent - pour donner l’illusion que ces personnes n’ont nulle part où aller, alors qu’elles ont les papiers de leurs pays d’origine. Par ailleurs, et toujours quoi que l’on pense des sans papiers, puisque ces gens sont plus que probablement musulmans, les associations n’ont qu’à réquisitionner des mosquées au lieu de planter des drapeaux rouges comme ce fut le cas sur l’église Saint-Bernard en 1996.

Dimanche dernier, une quarantaine de sans papiers d’origine mauritanienne investissaient le presbytère du temple protestant d’Orléans. Le but : dénoncer leur situation de « non régularisables et non expulsables ». Ce matin, dès 6 heures, les forces de l’ordre les expulsaient, suite à un référé déposé par le pasteur Jacques Varet et Serge Grouard, le maire (UMP) d’Orléans. Une action qui a fait littéralement exploser le bloc politique, associatif et syndical de défense des sans papiers.

« Ce ne sont pas les Africains qui ont pris cette décision d’occuper le prebytère, mais bien le Chiendent, une association locale d’anarcho-trotskystes », relève Jacques Varet. « S’ils m’avaient demandé l’hospitalité, nous aurions pu envisager de mener une action commune ».

Une position que partage les responsables de la Cimade. Eux se sentent trahis. « La relation de confiance et de respect mutuel indispensable qui a toujours prévalu jusque-là a été rompu par cette occupation », soulignent-ils dans un communiqué cosigné avec la Ligue des droits de l’homme et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples. Même son de cloche du côté des Verts : « Il apparaît que l’occupation des locaux de l’église réformée, sans aucune concertation, est un choix inapproprié », insiste Dominique Ronceray, porte parole des Verts pour le Loiret. « Les Verts souhaitent que les immigrés ne fassent pas les frais de cette surenchère ».

Pour Charlie Huard, responsable du Chiendent, la position de l’église réformée va tout simplement à contre courant des préceptes chrétiens : « Je ne pensais pas qu’un pasteur pouvait faire appel aux forces de police pour faire évacuer des sans papiers. A Marseille, le représentant protestant a appelé les pasteurs à ouvrir leurs églises ; visiblement, le message n’est pas arrivé jusqu’ici ». Denis, un autre militant du Chiendent enfonce le clou : « C’est beau de prêcher le dimanche et de demander l’expulsion de sans papiers le lundi… ».

Les occupants ont obtenu le soutien de diverses organisations dont la CGT, Alternative Libertaire, les Jeunes communistes, Sud PTT et le Parti communiste qui les accueille dans ses locaux depuis leur expulsion. A gauche, seul le Parti socialiste brille par son silence. Ni pour, ni contre, bien au contraire. « Ce n’est pas forcément la meilleure méthode que d’occuper une église réformée », s’est contenté de souligner Pascal Martineau, secrétaire de la section orléanaise.

Hier soir, une assemblée générale réunissait les organisations. A l’ordre du jour, il y avait la question de l’après occupation. « Il faut demander un rendez-vous au préfet et élargir l’action par une manifestation », lançait un militant. Proposition retenue : ce soir à 18 heures, tous se retrouveront devant les grilles de la préfecture pour demander le réexamen des demandes de régularisation.

Parmi ces sans papiers mauritaniens, certains sont sur le sol français depuis près de vingt ans.

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